Du 13 au 16 mars 2026, le Parc Floral de Paris (12e arrondissement, Bois de Vincennes) accueille la nouvelle édition du Salon Vivre Autrement. Quatre jours, 300 exposants, 30 000 visiteurs attendus. Entrée gratuite pour les moins de 25 ans, étudiants, demandeurs d'emploi et bénéficiaires du RSA. Tarif plein à 7 euros.
Selon les derniers chiffres des organisateurs, c'est l'une des rares manifestations grand public dédiées à la consommation responsable à maintenir une accessibilité tarifaire forte. Un positionnement qui se voit dans la composition du public.
Le format : 7 univers, 300 exposants#
Le salon est structuré en sept grands univers thématiques :
- Marché bio — producteurs locaux, circuits courts, agriculture biologique
- Habitat sain — matériaux écologiques, isolation naturelle, maison passive
- Mode éthique — vêtements éco-conçus, seconde main, fibres naturelles
- Jardin et permaculture — semences, compostage, jardins potagers urbains
- Bien-être et santé naturelle — cosmétiques naturels, médecines douces, nutrition
- Engagement citoyen — associations, collectifs, outils d'action locale
- Alimentation et vins bio — producteurs, coopératives, agriculture paysanne
La répartition des 300 exposants donne un aperçu des tendances de fond : 91 exposants dans la catégorie alimentation (le premier secteur), 57 en bien-être et santé, 27 en artisanat et prêt-à-porter. L'habitat sain (11 exposants) et le jardin-tourisme-environnement (10 exposants) représentent des secteurs plus spécialisés mais en forte croissance.
Les tendances à suivre cette édition#
L'habitat bas-carbone monte en puissance#
La réglementation RE2020 s'étend aux bâtiments industriels en mai 2026. Les exposants spécialisés en habitat présentent cette année des solutions qui répondent aux nouvelles exigences : isolation en fibres végétales (chanvre, lin, paille), systèmes de ventilation double flux à faible consommation, toitures végétalisées accessibles aux particuliers.
La question de la rénovation thermique reste centrale : selon les derniers chiffres disponibles, 5,6 millions de logements sont classés F ou G en France. Le salon propose des retours d'expérience de particuliers ayant conduit des rénovations BBC (bâtiment basse consommation) avec des budgets contraints.
L'alimentation locale face à la crise climatique#
Les épisodes de sécheresse printanière de 2026 et les pluies records de 2026 posent la question de la résilience des systèmes alimentaires locaux. Plusieurs producteurs présents au salon — notamment des maraîchers d'Île-de-France — témoigneront des adaptations engagées : irrigation raisonnée, variétés résistantes à la chaleur, développement de circuits de vente directe.
La fermentation comme mode de conservation revient en force : kéfir, lacto-fermentation, vinaigres de fruit. Des techniques ancestrales qui permettent de réduire les pertes alimentaires et de s'affranchir partiellement du froid industriel.
La cosmétique naturelle après l'interdiction des PFAS#
L'entrée en vigueur au 1er janvier 2026 de l'interdiction des PFAS dans les cosmétiques remet en lumière les formulations naturelles, qui n'utilisaient pas ces molécules. Les exposants en cosmétique naturelle du salon (catégorie bien-être) peuvent légitimement valoriser cette conformité de facto.
C'est aussi l'occasion de s'interroger sur la qualité de l'air intérieur, directement liée aux produits ménagers et cosmétiques utilisés. La pollution de l'air intérieure est souvent sous-estimée par rapport à la pollution extérieure, alors que nous passons 80 à 90% de notre temps en intérieur.
Horaires et informations pratiques#
- Vendredi 13 mars : 10h30-19h (dernière entrée 18h30)
- Samedi 14 mars : 10h30-19h (dernière entrée 18h30)
- Dimanche 15 mars : 10h30-19h (dernière entrée 18h30)
- Lundi 16 mars : 10h30-18h (dernière entrée 17h30)
Accès : Parc Floral de Paris, Route de la Pyramide, 75012 Paris. Métro ligne 1, station Château de Vincennes, puis bus 112. RER A, station Vincennes.
Tarifs : 7 euros plein tarif. Gratuit pour les moins de 25 ans, étudiants, demandeurs d'emploi, bénéficiaires du RSA et personnes en situation de handicap. Entrée gratuite téléchargeable sur le site du salon.
Pourquoi y aller en 2026#
Plusieurs raisons concrètes :
1. La densité des interlocuteurs. En quatre jours, il est possible de rencontrer des producteurs, des artisans, des associations et des experts en habitat qu'il serait difficile de rassembler autrement. Le format salon conserve un avantage sur les ressources en ligne : la possibilité de toucher les matériaux, de goûter les produits, d'avoir des échanges directs.
2. Les conférences gratuites. Le programme inclut des conférences et ateliers pratiques (liste disponible sur le site officiel). C'est souvent là que se trouvent les informations les plus opérationnelles — retours d'expérience de particuliers, conseils de professionnels, présentation de dispositifs d'aide peu connus.
3. La question du sens. Dans un contexte de recul des engagements climatiques mondiaux et de pression croissante sur les budgets des ménages, les salons comme Vivre Autrement servent aussi à rappeler que des alternatives existent et sont accessibles, à des prix qui ne sont pas forcément plus élevés que le circuit conventionnel.
La limite du format reste la même qu'ailleurs dans le secteur : le risque d'un entre-soi de convertis. Les 30 000 visiteurs attendus représentent une fraction infime de la population parisienne. Le vrai défi n'est pas de convaincre les convaincus, mais d'atteindre des publics qui ne viendraient pas spontanément.



